Côte d’Ivoire : Soro de retour le 22 décembre pour lancer sa campagne électorale

Après six mois de voyage à l‘étranger, l’ex-chef de la rébellion ivoirienne Guillaume Soro sera de retour en Côte d’Ivoire le 22 décembre pour lancer sa campagne électorale pour la présidentielle de 2020, a annoncé mercredi un de ses proches.

“C’est pour se préparer et remporter l‘élection présidentielle que Guillaume Soro fait son retour”, “le 22 décembre”, a déclaré lors d’une conférence de presse à Abidjan le député Alain Lobognon, son bras droit, s’exprimant au nom du nouveau parti de M. Soro, Générations et peuples solidaires (GPS).

Pour M. Lobognon, “il est temps pour une nouvelle génération de prendre le relais”. 

Guillaume Soro, qui se trouve actuellement en France, est âgé de 47 ans, mais il a déjà une longue carrière politique à son actif, notamment comme ancien Premier ministre (2007-2012) et ancien président de l’Assemblée nationale (2012-2019). 

Il a annoncé en octobre sa candidature à la présidentielle d’octobre 2020 lors d’un rencontre avec des partisans en Espagne, puis l’a confirmée dans une interview quelques jours plus tard. Il avait alors annoncé son retour imminent en Côte d’Ivoire.

Rupture avec Ouattara

Il avait rompu les ponts en début d’année avec le président Alassane Ouattara et la coalition au pouvoir Rassemblement des houphouétistes pour la démocratie et la paix (RHDP).

“Il confirmera qu’il est candidat lors d’une manifestation officielle” en Côte d’Ivoire, a affirmé M. Lobognon.

Le président Ouattara, 77 ans, a plusieurs fois déclaré qu’une nouvelle génération politique devait assumer le pouvoir en Côte d’Ivoire, mais il n’a pas exclu de se représenter lui-même en 2020, pour un troisième mandat, si ses rivaux historiques les ex-présidents Henri Konan Bédié, 85 ans, et Laurent Gbagbo, 74 ans, se représentaient eux-aussi.

Dix ans après la crise post-électorale de 2010-2011 qui avait fait 3.000 morts, la prochaine présidentielle de 2020 s’annonce tendue en Côte d’Ivoire. Les élections municipales et régionales de 2018 avaient été marquées par de nombreuses violences et des fraudes.

AFP